En 1956, Claude Autant-Lara l'engage pour interpréter le rôle de Jambier, dans "La traversée de Paris", aux cotés de Jean Gabin et Bourvil. Ce film sera le premier film important de Louis. Il sera ensuite courtisé pour devenir un premier rôle. Le film est un énorme succès et plus aucun français n'ignore le visage du petit "nouveau". Il tournera dans "Courte-tête", et d'autres comédies qui n'auront pas grands succès mais en feront un très bon comédien : "Comme un cheveu sur la soupe", "Ni vu ni connu", "Taxi, roulotte et corrida", "Fripouillards et compagnie", "Mon pote le gitan", "Les tortillards", "La vie à deux", "Un coup fumant", "Certains l'aiment froide !", "Candide", "Le Capitaine Fracasse", "Le crime ne paie pas", "Le diable et les dix commandements", "La belle américaine", "Le garde-champêtre mène l'enquête", "La vendetta", "Les veinards", "Nous irons à Deauville", "Le gentleman d'Epsom", "Carambolages", et une pièce de théâtre "Oscar", qui sera adapté au cinéma quelques années plus tard. Avec cette pièce, le tout Paris va découvrir un nouveau genre de burlesque dans le cinéma français
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En 1963, il obtient une tête d'affiche pour "Pouic-Pouic", sous la direction de Jean Girault. Il y rencontre Mireille Darc et Jacqueline Maillan, son ancienne complice des "Branquignols". Le film sera un énorme succès et Louis deviendra une grande star. Mais il faudra qu'il attende la sortie du "Corniaud", deux ans plus tard, pour devenir un mythe. Croyant que tout cela n'est qu'un rêve, il prend sa DS et sillonne quelques fois les cinémas des grandes avenues. Ce qu'il regrette, c'est qu'il ait commencé sa carrière un peu tard, car il n'est qu'à redécouvrir dans certains films...
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Derechef, Jean Girault lui donne un autre rôle dans "Faites sauter la banque", aux cotés de Jean Lefebvre, Georges Wilson, Jean-Pierre Marielle, et une prestation dans "Des pissenlits par la racine", aux cotés de Mireille Darc, Michel Serrault,...
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En 1964, les producteurs demandent à Jean Girault de trouver un grand comédien, qui saura interpréter à merveille le rôle du maréchal des logis Cruchot dans "Le gendarme de Saint-Tropez". Il propose Louis de Funès mais les producteurs trouvent que ce rôle est trop important pour lui. N'écoutant que son intuition, Louis est engagé et le film sera un énorme succès (plus de 7 millions d'entrées).
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Cette même année, il tournera aux cotés de Jean Marais dans "Fantômas". Ce sera leur 4e collaboration ("Dortoir des grandes", "La vie à deux", "Le Capitaine Fracasse"). Le film sera un succès moyen mais avec ses deux films, Louis de Funès boucle son année professionnelle. Il jouera aussi dans "Un drôle de caïd", qui sera un échec.
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En 1965, Gérard Oury l'engage à partager l'affiche de son tout dernier film "Le corniaud", avec Bourvil. Ce sera leur 4e collaboration ("Napoléon", "Poisson d'avril", "La traversée de Paris"). Les américains baptisent le duo "Laurel et Hardy français". Le film sera un énorme succès, plus de 12 millions d'entreés. En 1 an et 3 films, Louis de Funès devient l'une des vedettes françaises des mieux payées.
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Cette même année, il récidive avec "Le gendarme à New York", suite du "gendarme de Saint-Tropez", et "Fantômas se déchaine", suite de "Fantômas". Ces deux comédies auront moins de succès que leur opus n° 1 mais ils attireront beaucoup de spectateurs. Il jouera une dernière fois sous la direction de Georges Lautner dans "Les bons vivants", aux cotés de Mireille Darc, Bernard Blier, Jean Lefebvre, Jean Carmet, Bernadette Lafont, Jean Richard,...
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En 1966, le trio Oury-Bourvil-de Funès se reforme pour "La grande vadrouille", un film que Louis "sent", particulièrement bien, et qui achèvera de créer le mythe "De Funès". Le film attirera plus de 17 millions et reste à ce jour le plus n° 1 du box-office français. Seul "Titanic", a réussi à faire mieux.
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Il apparaitra également dans "Le grand restaurant", aux cotés de Bernard Blier et Folco Lulli", et dans le dernier épisode de la trilogie "Fantômas", baptisé "Fantômas contre scotland-yard"
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En 1967, il joue dans "Oscar", l'adaptation de sa pièce fétiche, et "Les grandes vacances". Deux films qui attireront plus de 6 et 7 millions d'entrées et venant se classer dans les 10 meilleures films du box-office "defunesque".
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En 1968, il retrouve les "Branquignols" pour "Le petit baigneur", Claude Gensac pour "Le gendarme se marie", et Jean Gabin pour "Le tatoué", qui sera un demi-échec. Ce sera la 4e collaboration entre Jean Gabin et Louis de Funès après "Napoléon", "La traversée de Paris" et "Le gentleman d'Epsom".
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En 1969, il n'apparaitre qu'une fois pour "Hibernatus". C'est cette même année qu'il est victime d'un maitre chanteur qui menace d'enlever ses deux fils. Il installe donc des alarmes chez lui et fait l'objet d'une protection rapprochée de la police, et engage des gardes du corps.
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En 1970, il apparait dans 3 films médiocres : "Sur un arbre perché", "L'homme orchestre" et "Le gendarme en balade". Sans suite notable.
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En 1971, il retrouve Gérard Oury pour "La folie des grandeurs", aux cotés de Yves Montand et Alice Sapritch (Le rôle était prévu pour Bourvil, qui est décédé avant le tournage). Ce film fut l'une des meilleures prestations de Louis. Il amènera plus de 5 millions d'entrées. Il jouera aussi sous la direction de Jean Girault dans "Jo", aux cotés de Claude Gensac, Bernard Blier, Michel Galabru...
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En 1972, il interprète le rôle de Victor Pivert dans "Les aventures de Rabbi Jacob", sous la direction de Gérard Oury. Le film sera encore un succès : plus de 7 millions d'entrées.
Gérard Oury avait un autre projet pour Louis : "Le Crocodile". L'histoire : un dictateur, trompé par sa femme, désire ce venger.
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En 1973, il joue dans "La valse des toréadors", une pièce de Jean Anouilh. Après quelques représentations, il est victime d'un malaise cardiaque, qui le contraignent à arrêter.
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En 1974, la France apprend que Louis de Funès a été victime de deux attaques cardiaques consécutives. Ces médecins l'obligent à arrêter le théâtre et sa carrière cinématographie est compromise.
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En 1976, le producteur Christian Fechner et le réalisateur Claude Zidi, tente de le ramener à l'écran avec "L'aile ou la cuisse", avec Coluche (rôle à l'origine pour Pierre Richard). Ces deux grands comiques se complètent à merveille et font de cette comédie, un très beau succès (plus de 5 millions d'entrées). Par ailleurs, Claude Zidi ne lâche pas Louis et lui propose un nouveau film : "La zizanie", aux cotés de Annie Girardot".
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"La zizanie", sera l'une des comédies les plus populaires des années 1970. Ayant moins de succès que "L'aile ou la cuisse", il attirera un certain nombres de spectateurs.
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En 1979, à la demande des producteurs, Louis de Funès revêtit les habits du maréchal des logis Cruchot dans un 5e épisode : "Le gendarme et les extraterrestres". Pour son retour, le film sera accueilli par 6 millions de spectateurs.
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En 1980, Louis de Funès co-réalise avec Jean Girault "L'avare", le roman à succès de Molière, avec une belle brochette d'acteurs : Claude Gensac, Michel Galabru, Bernard Menez, Max Montavon, Guy Grosso, Michel Modo, Madeleine Barbulée, Micheline Bourday,...
Le film sera un échec et Louis ne réalisera plus jamais aucun film.
Il reçoit, la même année, un césar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière, des mains de Jerry Lewis.
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En 1981, il est courtisé pour interpréter le rôle du "Glaude" aux cotés de Jean Carmet et Jacques Villeret, dans "La soupe aux choux". Avec seulement 3 millions d'entrées, ce film sera un demi-échec mais est devenu aujourd'hui un film culte.
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En 1982, il tourne une ultime fois dans "Le gendarme et les gendarmettes". Le tournage sera interrompu par la mort de Jean Girault.
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Par un après-midi du 27 janvier 1983, alors qu'il cultivait son potager, il est victime d'un malaise. Transporté d'urgence à l'hôpital Necker de Nantes, il s'éteindra vers 22h00, les médecins n'ayant rien pu faire.
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